Grand Est : l'ouverture à la concurrence des TER se précise

Grand Est : l'ouverture à la concurrence des TER se précise


Après le calendrier décidé en avril 2019, le Grand Est va voter ce mercredi en séance plénière les modalités de l'appel d'offres pour l'ouverture à la concurrence de trois lignes TER. Une transfrontalière avec l'Allemagne, une entre Strasbourg et les Vosges et une entre Nancy et Contrexéville.

La région Grand Est avance dans son projet d'ouvrir à la concurrence certaines de ses lignes TER. Après un calendrier déjà décidé depuis avril 2019, ce sont aux caractéristiques de l'appel d'offre d'être votées ce mercredi 8 juillet en séance plénière. Trois axes sont concernés dans la région : un transfrontalier avec l'Allemagne, un entre Strasbourg et les Vosges et enfin la ligne entre Nancy et Contrexéville (Vosges) suspendue depuis fin 2016.

Un trafic minimum à assurer pour les candidats 

Parmi ces modalités, on peut par exemple citer un nombre d'aller-retours minimum à assurer entre Nancy et Contrexéville une fois que cette ligne sera réactivée. Le Grand Est veut en effet garantir un service minimum mais "sans être trop contraignant", explique David Valence, délégué aux transports, "pour laisser la liberté de proposition à ceux qui répondent à cet appel d'offre".

Des infrastructures gérées aussi par la Région 

Sur la ligne entre les Vosges et Strasbourg, les infrastructures font désormais aussi partie du lot. "Maintenant, on prend la totalité de la ligne, avec les infrastructures, le matériel circulant", précise Jean Rottner, le président de la région Grand Est. Une décision qui rend le "marché plus cohérent" pour les candidats à l'appel d'offre mais c'est aussi une question de sûreté. En effet, sur cette ligne, les infrastructures sont "en mauvais état" explique le chargé aux transports à la Région David Valence, "donc on préfère prendre en charge la sécurité des travaux." 

Le Grand Est est pour le moment la seule région de France à vouloir prendre la main à la fois sur le circuit ferroviaire et sur les infrastructures.

Source : France Bleu