L’hiver fut chaud, le printemps pourrait bien bouillir !

L’hiver fut chaud, le printemps pourrait bien bouillir !


La justice et l’égalité sont au cœur des mobilisations sociales, celles des gilets jaunes ou celles des syndicats.

Justice sociale, fiscale, environnementale, égalité des droits sont des conditions indispensables à un système réellement démocratique, dans le monde du travail comme dans la société entière. Ce sont les mêmes revendications, un même carburant qui alimentent la contestation et doivent permettre de construire le rapport de force à même de renverser la table. Car le gouvernement ne lâche pas prise : refus des mesures élémentaires de justice fiscale et sociale, poursuite du programme de réformes qui attaquent les droits à la retraite, ceux des chômeur et chômeuses, pas de prise en compte du changement climatique, pas la moindre suspension des suppressions de services publics locaux et une accélération du démantèlement de la fonction publique.

Derrière Macron, le CAC40 et tous les bandits

Et si Macron concentre une grande partie de la colère sociale, il n’est que la partie émergée d’un système de pouvoir autocratique, aux mains des intérêts économiques et financiers dominants et qui n’entend rien laisser à la population. Les véritables décideurs, ce sont ces intérêts, le patronat et les actionnaires, unis pour faire main basse sur les richesses produites, imposant des marges bénéficiaires somptuaires et des rendements du capital à deux chiffres. Ce sont eux les véritables maîtres d’œuvre d’un système capitaliste qui a pu faire reverser plus de 50 milliards d’euros en dividendes par les entreprises du CAC40 en 2018, échappés ensuite, sans doute, dans les paradis fiscaux.

Augmentez les salaires, les pensions, les minimas sociaux

Tout cela alors que les minimas sociaux, les pensions et les salaires restent toujours aussi bas pour l’écrasante majorité de la population. Alors que les fraudes fiscales et sociales dépassent les 100 milliards d’euros par an qui sont autant de recettes manquantes aux services publics, au financement des systèmes de protection sociale et des politiques de relance de l’activité économique, de transformation écologique de nos économies. Dans nos entreprises, nos services et administrations… nous exigeons l’augmentation des salaires avec des rattrapages permettant l’égalité entre femmes et hommes. Et cela alors que la prime accordée par certains des grands patrons apparait clairement comme une mesure ponctuelle et que les propositions d’augmentations faites lors des négociations annuelles sont majoritairement dérisoires.

Pas d’égalité, pas de justice, pas de paix

Le système vit des inégalités qu’il produit et qui sont sa raison d’être. Or sans égalité, pas de paix, pas de système politique démocratique viable. Juste répartition des richesses, justice climatique et environnementale, égalité entre toutes et tous, quelles que soient nos origines, sexes, croyances ! Tout est donc lié et c’est l’ensemble du système qu’il faut changer.

Reculs partiels, grand débat et propagande

Le mouvement des gilets jaunes a alimenté la majeure partie du mouvement social ces derniers mois. Il a été suffisamment puissant pour faire reculer partiellement le gouvernement en décembre, tout en faisant face à une répression policière sans précédent, réponse d’un gouvernement gravement autoritaire. En organisant son grand débat national, le pouvoir tente de trouver une parade temporaire et rusée au mouvement, mais ce débat reste pour l’essentiel une œuvre de propagande avec des sujets triés sur le volet.

Nos mobilisations peuvent construire un avenir commun

Alors que la fin du grand débat est prévue pour le mois de mars, Macron veut faire valider ses réformes et revient même sur ses premiers engagements de novembre (retour de la taxe carbone notamment). Ce moment sera un enjeu majeur tant pour le pouvoir que pour le mouvement social. Pour l’Union syndicale Solidaires, le 5 février entre syndicats et gilets jaunes, a montré que des convergences étaient possibles entre nos revendications, les luttes en cours (culture, finances, collectivités territoriales, santé) et la lutte des gilets jaunes contre la précarité, pour la justice sociale, fiscale. C’est cette voie, par delà nos différences et parfois réticences, qui doit être poursuivie.

Nos mouvements divers, nos luttes concrètes, nos engagements, nos revendications doivent faire grossir une mobilisation dans laquelle nous pourrons construire un avenir commun.

- > Le 8 mars, grève pour les droits des femmes et l’égalité femmes/hommes 
et le 9 mars avec l’acte des gilets jaunes 
- > Le 15 mars, grève scolaire pour le climat 
- > Le 16 mars, marche des solidarités, mobilisations pour le climat 
et acte des gilets jaunes 
- > Le 19 mars, à l’appel de CGT FO Solidaires UNL et UNEF 
grèves et manifestations massives !



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