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“Leur Plan” ? La fuite en avant...

La crise économique et sociale liée au Coronavirus est bien réelle. Hélas le gouvernement a décidé d’y répondre avec les même vieilles recettes utilisées depuis des décennies tout en essayant de verdir son action. D’autres solutions existent et sont urgentes à mettre en place. Ce “plan” est une raison de plus pour participer aux mobilisations de septembre pour la justice sociale, fiscale et environnementale.

Une rupture profonde s’impose !

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaires et exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.

Réforme de l’assurance chômage : finalement, elle reste....

Face à la fronde de l’ensemble des syndicats qui en exigent l’abrogation, Macron avait promis des “ajustements” à sa réforme unilatérale de l’assurance chômage de 2019. Depuis, le nouveau premier ministre en a annoncé le report à début 2021. Finalement, le gouvernement prévoit que le premier volet de la réforme, entré en application au 1er novembre 2019, s’appliquera quand même à toutes les personnes ayant perdu leur emploi avant le 1er août 2020 ! Bref alors qu’il avait été annoncé que la réforme devait être revue du fait du contexte économique lié au confinement, le gouvernement appliquera quand même son premier volet à des centaines de milliers de personnes, à commencer par les plus précaires et intérimaires mis à la porte pendant le confinement !

Le chemin de la lutte passe par le 17 septembre !

Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !

Le 14 juillet, les invisibles prennent la bastille !

Ils et elles ont été en première ligne pour permettre à la société de fonctionner pendant le confinement. Soignant-es et personnels hospitaliers, personnels de nettoyage, agent-es de sécurité, éboueurs-euses, caissiers-ères, livreurs-euses, agent-es municipaux-ales et territoriaux-ales.... toutes et tous ont démontré à quel point ils et elles sont indispensables au fonctionnement de la société et particulièrement les femmes très présentes dans la plupart de ces métiers. Pourtant, à l’inverse de la finance et du patronat, ils et elles sont déjà redevenu-es invisibles. Ce 14 juillet, jour symbolique, les premier-es de corvée se rappelleront à la mémoire du gouvernement. Partout en France, pour leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs conditions de vie, nous défilerons dans la rue.

Coronavirus : faire taire les lanceurs d’alerte nuit gravement à la santé publique

Tribune. S’il reste peu connu du grand public, le nom du Dr Li Wenliang restera associé à une alerte dont les conséquences sont incalculables, à la fois du point de vue des victimes humaines et leurs proches, et du point de vue des modes de fonctionnement des sociétés contemporaines. Médecin ophtalmologue à l’hôpital de Wuhan en Chine, mort des suites du coronavirus, ce dernier avait été arrêté avec sept autres médecins pour « perturbation de l’ordre public ». Leur forfait ? Avoir alerté de manière précoce sur les premiers cas suspects de coronavirus en Chine, pays gouverné de manière autoritaire et qui n’est donc pas un champion des libertés publiques.

Le 11 Mai : une chaîne humaine contre les violences policières

Une trentaine d’organisations, associations, collectifs, syndicats et partis politiques ainsi que des personnalités appellent à « une chaîne humaine contre les violences policières » le jour du déconfinement, le 11 mai. Tribune co-publiée par Bastamag, Bondy Blog, Mediapart, Politis et Regards.

Et après, c’est quoi… l’esclavage ?

Tout le monde réfléchit à l’après COVID 19. Et si Solidaires avec d’autres appelle à un monde socialement et écologiquement émancipateur, nos ennemis ont en revanche bien l’intention de profiter de la période pour satisfaire leurs intérêts ; ils et elles feront tout pour que le monde d’après, ce soit le monde d’avant en pire. Ils et elles s’efforceront de saisir l’opportunité du choc provoqué par l’épidémie pour, comme en 2008, enterrer leurs discours sur « la nécessité de l’Etat providence, sur ces biens et services qui doivent être placés hors des lois du marché »i et persévérer dans la casse des services publics et des acquis sociaux pourtant déjà sérieusement malades. Tous ces amortisseurs sociaux sont bien plus indispensables que leurs mortifères dividendes et bulles spéculatives.

Plan de sortie du confinement : le travail avant la santé ?

Pour sortir de la crise sanitaire, Edouard Philippe a présenté un plan de déconfinement concocté de toute évidence dans le cercle restreint du conseil de défense assisté de son comité scientifique. D’où le fait que passé le cadre fixé autour des mots concepts comme « se protéger », « progressivité » et « géographique », c’est largement le flou qui prédomine. Ne les ayant pas consultés en amont, le gouvernement a de toute évidence besoin désormais des autorités politiques, acteurs et actrices de la vie sociale, notamment locales, pour crédibiliser son plan. Cependant, en renvoyant aux responsabilités locales, patronales ou même individuelles la tâche de définir et mettre en œuvre concrètement celui-ci, le gouvernement peine à démontrer sa maîtrise de la situation. Tout cela, alors que l’injonction contradictoire entre la priorité affichée pour la santé et la relance au plus vite de l’économie menacée de…

1er Mai, 2 épidémies à combattre le virus et le capitalisme

Le 1er Mai est le jour où les travailleurs et travailleuses du monde entier se lèvent et s’organisent dans une solidarité sans frontières. La grève du 1er mai 1886 à Chicago inaugure une séquence qui conduit à l’obtention de la journée de 8 heures pour les travailleurs et travailleuses américain-es et, en un sens, pour celles et ceux du monde entier dans les années qui suivent. Ces événements ont pour conséquence une répression extrêmement violente de la manifestation du 4 mai à Haymarket, à Chicago, durant laquelle la police ouvre le feu sur les manifestant-es. Un procès inique, tout à la charge des syndicalistes, condamne à la pendaison 8 d’entre eux. Ce moment de l’histoire est un condensé de la lutte des classes. 134 ans plus tard, le monde s’apprête à vivre un 1er mai, devenu journée internationale des droits des travail¬leurs et travailleuses, dans le confinement pour la plupart des pays. Les manifestations traditionnelles n’auront pas lieu…

Le chômage partiel pose question

Depuis la mise en place de la loi d’Etat d’urgence sanitaire du 23 mars 2020, plus de 10 millions de salarié-es ont été placé-es en activité partielle.