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Ordonnances : Guerre au virus ou guerre aux salarié-es ?

Ayant promis que tout serait fait pour mener la guerre contre le coronavirus, Macron a opté pour l’arme de la destruction sociale. Au moment où la société dans son ensemble doit être protégée, le chef de guerre a tranché : les salarié-es paieront la facture ! Pendant ce temps-là, le patronat et les actionnaires pourront continuer à faire ripaille, entre factures et cotisations sociales suspendues, prise en charge du chômage partiel… Les discours changent, les actes restent eux les mêmes !

Réunion des "partenaires sociaux", M. Macron choisi ses interlocuteurs

Ce matin le président de la république recevait les syndicats... mais pas l’Union syndicale Solidaires, comme d’habitude. En ces temps de catastrophe sanitaire, M. Macron aurait dû rencontrer tous les syndicats qui sont actuellement en contacts directs avec les travailleurs-euses. Nous lui aurions fait part des situations catastrophiques dans lesquelles certain-es sont amenée-es à travailler.

Macron est en guerre, nous sommes en lutte

Macron n’en finit plus de saluer et remercier de façon appuyée les agent-es du service public qui sont au premier plan de la lutte contre l’épidémie, ceux et celles qui sont aujourd’hui sur les lieux de travail. Il annonce un grand plan d’investissement dans notre système de santé, une revalorisation des carrières pour ses personnels, une prime pour les soignant-es et les fonctionnaires mobilisé·es. Mais s’il parle de guerre, c’est qu’il demande des sacrifices, dans un grand élan d’unité national qui laisse songeur…

Le capitalovirus à l’assaut de nos congés !

Tout à son obsession de faire primer la vie économique sur la santé et le bien être des travailleurs et travailleuses, le gouvernement entend profiter de la mise en place de l’état d’urgence sanitaire pour abattre définitivement ces 35 heures qu’il déteste tant. Ce sont donc nos congés, jours de RTT et autres CET qui vont faire les frais de la lutte contre le coronavirus. Le gouvernement a décidé que les employeurs pourraient imposer à leurs salarié-es la prise de 6 jours de congés (confinés) sans avoir à respecter de délai de prévenance qui est d’un mois avant la date prévue de départ en congés. Il faudra juste que pour cela il y ait, maigre concession, conclusion d’un accord collectif : au vu de la période et le chantage à la continuation de l’activité, on peut craindre qu’il ne va pas être très difficile à obtenir.

Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

Face à l’ampleur du bouleversement provoqué par la pandémie Covid-19, près de 230 médecins, infirmiers, réanimateurs, paysans, artistes, chercheurs, scientifiques, syndicalistes, éditeurs et autres personnalités appellent à l’entraide et à l’auto-organisation dans cette période de confinement : « Il n’y aura pas de “sortie de crise” sans un bouleversement majeur de l’organisation sociale et économique actuelle »

1 000 euros de primes si vous travaillez ! Est-ce raisonnable ?

Depuis deux jours Macron et les membres de son gouvernement n’ont de cesse de nous dire qu’il ne faut pas que l’économie s’arrête. Dans le même temps le ministre de l’économie demande aux entreprises de verser une prime de 1000 euros pour celles et ceux qui se rendent sur leur lieu de travail. Un message qui vient brouiller les alertes sur la nécessité de rester confiné·es et qui vient à point alors que dans de très nombreux secteurs, les salarié·es mais parfois les employeurs demandent l’arrêt de l’activité : bâtiment, secteurs de la poste ou des transports, centres d’appels, secteurs de la logistique non protégés, services recevant du public… toutes ces demandes sont liées au fait soit qu’il s’agit d’activités considérées comme non strictement nécessaires dans la crise sanitaire ou de travaux pour lesquels les salarié·es ne peuvent pas être protégé·es en l’état actuel de manque de matériels ou en raison des conditions de

La bourse où la vie ?

🔊 C’est par l’action collective que nous éviterons de nous faire dévorer par les intérêts financiers. C’est par nos fortes mobilisations que nous imposerons un autre avenir. Dans l’ensemble des secteurs et des territoires, mettons la situation actuelle en débat pour décider des modalités d’actions qui permettront de résister et de porter nos alternatives...

Marche pour le climat : Transformons nos territoires

Appel dont Solidaires est signataire. Un ensemble d’associations et de collectifs citoyens appellent à une nouvelle large mobilisation, un an après la Marche du Siècle et à la veille des élections municipales, le 14 mars prochain, aux côtés de Greta Thunberg qui sera présente à Paris. Ils exhortent à « contraindre nos élu·­­e·s à agir à la hauteur de l’urgence » pour un « changement de modèle économique et social ».

Les rendez-vous de ce mois de mars sont autant d’étapes vers un 31 mars qui doit être une journée massive

Après quasiment 3 mois de luttes, de grèves et de mobilisations dans la rue, ce n’est pas l’adoption de la loi (avec ses nombreux « trous » et incertitudes qui nécessiteront moult ordonnances) ni l’éventuel 49.3 qui vont faire faillir notre détermination : au contraire. Parce que cette lutte est inédite, par sa force, sa durée, son originalité, parce que défendre coûte que coûte un système de retraite par répartition qui soit juste pour toutes et tous est un choix fondamental de société, parce que nous voulons vivre et non survivre, nous ne capitulerons pas !