Jean-Pierre Farandou, le nouveau patron de la SNCF qui veut faire des cheminots des hommes à tout faire

Jean-Pierre Farandou, le nouveau patron de la SNCF qui veut faire des cheminots des hommes à tout faire


Jean-Pierre Farandou, le nouveau patron de la SNCF, veut des cheminots polyvalents. Devant les députés, il a regretté le temps où le même fonctionnaire... vendait les billets et passait le balais.

Jean-Pierre Farandou veut des cheminots qui passent le balais. Après avoir promis au gouvernement une SNCF à l’équilibre financier dès 2022 pour en prendre la tête, Jean-Pierre Farandou, le nouveau PDG de la SNCF, commence en fanfare, à mettre sous pression les cheminots. S’il les a flattés en jurant devant les députés que le ferroviaire sera sa priorité, il a regretté leur trop grande spécialisation. « Quand je suis entré à la SNCF, la même personne faisait la circulation des trains, vendait les billets, allait livrer les wagons. Et passait même passait un coup de balai si la gare était sale, a argumenté celui qui entré à 24 ans dans le groupe y a fait toute sa carrière. Cela ne choquait pas les cheminots. L’organisation du travail interne à l’entreprise les a spécialisés, il faut les déspécialiser. » a-t-il argumenté.

Sauf que visiblement, Farandou ne songe à la même polyvalence, que ces conducteurs de locomotives, par exemple. Depuis des années en effet, les roulants, sacrifiés d’un fret SNCF en capilotade, auraient aimé être autorisés comme autrefois, à tracter des TER. Las, la filialisation récente de leur activité leur a rendu justement cette polyvalence presque impossible !

Enfin, si le nouveau PDG de la SNCF, embauché en 1981, à une époque ou le slogan de la SNCF était « le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous » souhaite que des cheminots passent le balais, il peut tout aussi bien embaucher les employés en sous-traitance qui s’acquittent aujourd’hui durement de ces tâches. Mais ce n’est sans doute pas ce que M. Farandou a voulu dire à ses troupes, en promettant une baisse des coûts de structure et un plan de productivité à un niveau « peut-être jamais vu ».

Source : Marianne