Les lignes TER Hauts-de-France ouvertes à la concurrence dévoilées

Les lignes TER Hauts-de-France ouvertes à la concurrence dévoilées


Le conseil régional doit examiner ce jeudi une délibération fixant les lots TER soumis à la concurrence à partir de 2023. Trois lots sont concernés, deux en ex-Picardie et un dans l’ex-Nord-Pas-de-Calais : l’étoile de Saint-Pol-sur-Ternoise, actuellement en travaux.

C’est une étape importante dans le processus d’ouverture à la concurrence d’une partie du réseau TER de la région, initié par Xavier Bertrand. On savait que 20  % du réseau devait être concerné, ne restait qu’à l’équipe de Xavier Bertrand de décider quelles lignes allaient être concernées.

C’est chose faite, et c’est une ouverture en douceur, pas la révolution sur les lignes. Le conseil régional doit plancher ce jeudi sur une délibération qui fait état de la mise en concurrence de trois lots, sur 10 théoriquement ouvrables à la concurrence. Deux sont en ex-Picardie et un dans le Nord-Pas-de-Calais. Il sera possibile de candidater à ces trois lots, ou seulement à un ou deux d’entre eux.

Son principal atout est que l’exploitant retenu bénéficiera d’une infrastructure remise à neuf, des travaux lourds sur les voies étant en cours sur l’étoile jusqu’en 2022, pour un montant de 72 millions d’euros. Actuellement, le service est en partie opéré en car par la SNCF.

Attribution fin 2021, début 2022

Les autres lots mis en concurrence sont la ligne Paris-Beauvais (0,9 millions de trains-kilomètre par an) où l’enjeu est l’amélioration de la desserte Sud-Picardie - Gare du Nord et l’étoile d’Amiens, (le lot le plus important avec 3,4 millions de trains-kilomètre par an), vers Abbeville, Laon, Creil, Compiègne, des axes indentifiés par la Région comme « à faible qualité de service ».

« Nous allons à présent élaborer les cahiers des charges d’ici l’été et l’avis d’appel à candidature », précise Laurent Vercruysse, directeur général des services du conseil régional, qui indique que l’attribution devrait intervenir « fin 2021 début 2022 », pour une mise en oeuvre fin 2023 à l’issue d’une période incompressible de 16 mois pour le transferts des personnels aux nouveaux exploitants.

L’exigence affichée est de ne pas faire moins en terme de services que ce qui est prévu par l’actuelle convention qui lie la région à la SNCF, et même de faire mieux, sans répercussion sur le prix des billets. « Une quinzaine d’opérateurs » ont d’ores et déjà montré leur intérêt pour la démarche indique la Région.

Source : VDN