Retraites. L’intersyndicale appelle à une journée de grèves et de manifestations le 20 février

Retraites. L’intersyndicale appelle à une journée de grèves et de manifestations le 20 février


Toujours mobilisés contre la réforme des retraites portée par le gouvernement, l’intersyndicale CGT, Force ouvrière, FSU, et Solidaires appelle ce jeudi soir à une nouvelle journée d’action le jeudi 20 février. 

L’intersyndicale, opposée au projet de réforme des retraites, appelle ce jeudi soir à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 20 février, trois jours après le début de l’examen du projet à l’Assemblée nationale.

La CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires ainsi que des organisations de jeunesse (MNL, UNL, Fidl) et étudiante (Unef) appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié(e)s, des privé(e)s d’emploi, des retraité(e)s à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février, a précisé l’intersyndicale dans un communiqué. Cet appel intervient à l’issue d’une neuvième journée de mobilisation en France.

D’ici là, ces organisations appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié(e)s le décident et à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.

Elles prévoient également de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, considérées comme les plus grandes perdantes du projet de réforme des retraites.

L’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie des transports parisiens, a appelé pour sa part à un lundi noir dans le métro et le RER le 17 février, premier jour de l’examen en séance plénière du projet de réforme des retraites par les députés.

« Projet injuste et dangereux »

Selon le ministère de l’Intérieur, 121 000 personnes ont manifesté dans toute la France, dont 15 000 à Paris, soit une participation en hausse par rapport à celle de la précédente journée de mobilisation interprofessionnelle, le 30 janvier, que le ministère avait estimée à 108 000 en France et 13 000 à Paris.

La CGT a de son côté compté 130 000 manifestants dans la capitale jeudi, entre gare de l’Est et Nation, pour réclamer le retrait d’un projet injuste et dangereux. À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU et d’organisations de jeunesse, ils étaient 5 300 à Lyon, 4 500 à Marseille, 3 500 à Toulouse ou Bordeaux, 2 700 à Rennes, 2 300 à Nantes, 1 700 à Lille, 1 600 à Clermont-Ferrand, 1 300 à Dijon, 1 100 à Perpignan, selon les préfectures ou la police.

Source : Ouest France