Dès le 1er mai, les arrêts pour garde d’enfants basculent en chômage partiel

Dès le 1er mai, les arrêts pour garde d’enfants basculent en chômage partiel


Les personnes en arrêt parce qu’elles sont considérées comme vulnérables seront également considérées comme au chômage partiel. Elles percevront 84 % de leur salaire net à compter du 1er mai.

Attention si vous avez pris un arrêt pour garde d’enfants ou parce que vous êtes une personne vulnérable face au coronavirus. À partir du 1er mai, les règles changent.

Depuis le 12 mars, les arrêts de travail rendus nécessaires pour la crise sanitaire sont indemnisés. Jusqu’au 30 avril, les salariés seront indemnisés par leurs employeurs, « en complément des indemnités journalières de sécurité sociale, à hauteur de 90 % de leur salaire, quelle que soit leur ancienneté », explique le minstère du Travail.

Mais à partir du 1er mai, les salariés en arrêt pour garde d’enfants ou parce que jugés à risque face au coronavirus seront désormais « placés en activité partielle ». Concrètement, cela signifie qu’ils percevront « une indemnité à hauteur de 70 % du salaire brut, soit environ 84 % du salaire net », sauf pour les salariés au SMIC, qui eux, toucheront 100 % de leur salaire.

Les salariés seront payés à « l’échéance normale de paie » par leur entreprise, qui pourra ensuite se faire rembourser par l’État, précise le ministère du Travail.

Éviter une réduction de l’indemnisation trop importante

Le gouvernement justifie ce changement de plan d’action comme une mesure pour éviter une réduction de l’indemnisation trop importante des personnes concernées  : « Sans cette mesure, le niveau d’indemnisation des salariés aurait diminué pour atteindre 66% du salaire après 30 jours d’arrêt pour les salariés justifiant d’une ancienneté inférieure à 5 ans, par exemple », estime-t-il.

Pour les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les agents contractuels de droit public en arrêt de travail pour un de ces deux motifs, rien ne change. « Ils pourront continuer à solliciter un arrêt de travail sur le site declare.ameli.fr et percevoir leurs indemnités dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui, et ce jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire », conclut le ministère du Travail.

Le nombre de travailleurs au chômage partiel, qui atteint actuellement 9 millions de personnes, devrait donc encore augmenter dans les semaines à venir.

Source : La Voix du Nord